Les méthodes de désinfection des réseaux d’eau autorisées par la Direction Générale de la Santé

La réglementation est très claire : « Tout produit utilisé dans les réseaux d’eau destinée à la consommation humaine doit être autorisé par la DGS ».

La Direction Générale de la Santé dresse un bilan (tests in situ, retour d’expérience, etc.) et délivre une autorisation si les conclusions sont favorables afin d’affirmer l’efficacité de la méthode sur laquelle porte l’autorisation. Attention : la mention spécifique désinfection contre « legionella pneumophila » doit apparaître. Par exemple, un traitement anticalcaire autorisé par la DGS/AFSSA ne démontre AUCUNE efficacité contre les légionelles, bactéries hautement résistantes.

Il existe de nombreux produits et méthodes non autorisés par la DGS du fait de leur manque d’efficacité vis-à-vis de legionella pneumophila. Les solutions telles que le rayonnement ultraviolet, la ionisation cuivre argent (strictement interdit en France depuis 2006), les pierres aimantées, etc. peuvent, suivant leurs spécificités, modifier les paramètres de l’eau, empêcher le calcaire de se déposer ou encore agir sur certaines bactéries mais n’ont pas de mention spéciale contre les legionella.

Procédés de traitement de l’eau contre les bactéries responsables de la légionellose

ARèS Solutions France vous présente les différents types de traitements de l’eau pour éradiquer les légionelles et ainsi maîtriser le risque de contracter une légionellose.

Désinfection de l’eau par Peroxyde d’Hydrogène et d’Argent

Le Peroxyde d’Hydrogène stabilisé à l’Argent est un désinfectant puissant et non toxique qui permet la réalisation de traitement de désinfection curatif et préventif des circuits d’eau. ARèS Solutions France l’utilise depuis ses débuts en 2003 et maîtrise parfaitement son application.

Ses caractéristiques sont les suivantes :

  • Large spectre d’activité selon les normes AFNOR : virucide, bactéricide, fongicide, sporicide, algicide.
  • Destruction du biofilm (lieu de prolifération des bactéries), l’oxygène dégagé par le peroxyde d’hydrogène perce le biofilm et permet à l’argent d’éradiquer bactéries et virus, sans contraintes.
  • Après action, dégradation de la solution chimique en eau et oxygène naissant. Aux concentrations utilisées, aucune nocivité pour l’homme, l’environnement et les équipements / canalisations même anciens, y compris sur du long terme.
  • Ne contient pas d’ammonium quaternaire, de chlore, de formol ou d’aldéhyde.
  • Effet sur le tartre (dissout les oxydas).
  • Effet de rémanence (sécurité accrue).
  • Agent mouillant.
  • Sans odeur.

Depuis 2003, ARèS Solutions France réalise quotidiennement des traitements de désinfection, notamment contre les légionelles, dans des établissements de santé ou des établissements recevant du public tels que Maison de Retraite, Ehpad, Hôpital, Clinique, Hôtel, Internat de Lycée ou Collège, Gymnase, Établissement sportif, Piscine, Bureaux, etc. Ces traitements curatifs et préventifs nécessitent un savoir-faire particulier mêlant des connaissances de plombier chauffagiste, de biologiste et également d’ingénieur des fluides. Elle ne peut être réalisée au hasard et demande une méthodologie bien précise.

ARèS Solutions France s’engage sur les résultats et donne sa garantie.

En savoir plus sur le peroxyde d’hydrogène et argent 

Traitement de l’eau chaude sanitaire par choc thermique

La désinfection par choc thermique est un traitement curatif ponctuel de désinfection qui consiste en l’élévation de la température du réseau d’eau chaude jusqu’à 70°C pendant 30 minutes d’affilée jusqu’aux points de puisage.

Ce traitement de désinfection par choc thermique a l’avantage d’être réalisable par le personnel de l’établissement. Cependant, les inconvénients sont nombreux :

  • Vieillissement prématuré des canalisations car elles ne sont pas conçues pour subir des élévations de température répétées (notamment avec de l’acier galvanisé, les matières plastiques),
  • Dilatation des joints et des matériaux avec possibilité de fuites
  • Formation de dépôts calcaires à l’intérieur des canalisations, favorisés par les chocs à répétition, facilitant la formation du biofilm, lieu de prolifération des légionelles,
  • Résultat temporaire car pas d’élimination du biofilm (couche d’oxydas, calcaire constituant un lieu favorable à la prolifération de bactéries). Pas de caractère rémanent.
  • Difficulté de mise en œuvre : maintien d’une température de l’eau supérieure ou égale à 70°C très difficile à obtenir dans les parties de réseaux les plus éloignées de la production d’eau chaude (surtout dans les grands établissements).
  • Risque de brûlure des utilisateurs, patients, clients ou autres personnes.

Désinfection de l’eau sanitaire par choc chloré

Le choc chloré est un traitement curatif ponctuel des installations d’eau sanitaire qui consiste en l’injection d’une dose massive de chlore. L’avantage est d’obtenir des résultats à court terme mais les inconvénients sont nombreux :

  • Attaque des matériaux par la dose massive de chlore : fuites, vieillissement prématuré des équipements et canalisations.
  • Concentration très élevée de chlore nécessaire au traitement curatif (50 mg/L pendant 12H) pour éliminer les Legionella Pneumopila. Le chlore est extrêmement toxique pour l’homme et l’environnement à ces doses.
  • Pas de destruction du biofilm, résultat temporaire.
  • Pas d’utilisation de chlore avec l’inox, l’acier galvanisé et mal supporté par le nickel.
  • Neutralisation complète de l’établissement pendant l’intervention.
  • Génère des hypochlorites.

Traitement continu de l’eau au chlore

Le traitement continu au chlore est préventif et consiste en l’injection d’une faible dose de chlore en continu. Il a l’avantage d’être rassurant psychologiquement mais a de nombreux inconvénients :

  • Résistance des légionelles à la faible concentration en chlore (l’eau livrée au compteur est déjà chlorée et, malgré tout, chargée en légionelles).
  • Accoutumance des bactéries à la dose « homéopathique » (avis du Conseil Supérieur d’Hygiène de France). A titre indicatif, un laboratoire COFRAC a pu constater une concentration nécessaire de 50mg/L pour que le traitement commence à être efficace, dose interdite en traitement continu.
  • Pas de destruction du biofilm.
  • Accélération du vieillissement des équipements & canalisations sur le long terme (un établissement américain a noté au bout de
    trois ans d’activité, un vieillissement 30 fois supérieur à la normale avec une injection de chlore en continu).

Tout traitement continu par choc chloré est déconseillé dans la circulaire N°2002/243 sur la prévention du risque lié aux légionelles.

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