Le Chesnay : alerte à la légionellose dans la résidence HLM

Depuis vendredi soir, les habitants de la résidence située au 16-20 de la rue Pottier, au Chesnay, ne peuvent plus prendre de douche. La conséquence de la découverte d?un taux anormal de légionelles dans l?eau chaude.

« Nous sommes à 15 000 ufc (unités formant colonie) par litre d?eau alors que le seuil d?alerte fixé par l?Agence régionale de santé est à 10 000 », précise Leila Sekkaki, directrice du patrimoine de Toit et Joie, le bailleur.

« Nous faisons des contrôles qui ne sont pas obligatoires deux fois par an au sein de notre parc locatif (NDLR : 15 000 logements en Ile-de-France). C?est la première fois que cela arrive dans cette résidence que nous avons rachetée il y a quatre ans. Même si le taux reste faible et qu?il n?y a pas de risque pour la santé, nous appliquons le principe de précaution. »

Le prestataire va entamer un traitement de l?eau et la désinfection de l?appareil de production d?eau chaude. Les résultats seront connus dans une quinzaine de jours. Les causes de cette contamination ne sont pas connues. « Il peut y avoir plusieurs raisons comme de l?eau pas assez chaude ou des problèmes de circulation dans certains logements », indique Leila Sekkaki.

En attendant, il est interdit de prendre des douches mais les bains et la vaisselle restent autorisés. « Cette bactérie est en suspension et se transporte à travers les microgouttelettes que l?on peut inhaler lorsque l?on prend une douche », explique Leila Sekkaki.

Les habitants des 185 logements de la résidence ont été prévenus à travers un bulletin d?information qui leur rappelle les consignes à appliquer comme le nettoyage régulier des pommeaux de douche et embouts d?évier et faire couler l?eau pendant plusieurs minutes après une absence prolongée. « J?habite là depuis 2007, c?est la première fois », glisse une retraitée guère perturbée. Un père de famille se montre plus inquiet. « C?est bon pour les bains, vous êtes sûre ? », lance-t-il à la gardienne, dont le téléphone sonne un peu plus souvent que d?habitude. « On est là depuis peu. J?ai un bébé de 3 mois. Je suis un peu inquiet forcément car en plus on n?a pas trop d?informations sur l?origine », confie le papa.

Extrait « leparisien.fr » François-Xavier Chauvet |