Coma à cause de la Légionellose dans un gymnase

« La légionellose (maladie d’origine bactérienne potentiellement mortelle) a été découverte parce que je suis tombée malade« , déplore Brigitte Obert, 35 ans. Agent d’entretien dans une entreprise privée, Brigitte a travaillé, le 25 juillet, dans le gymnase du lycée des Iscles de Manosque. Le lendemain, Brigitte est hospitalisée d’urgence à Manosque puis à Digne-les-Bains en raison d’une détresse respiratoire « sur pneumopathie à Legionelle », atteste son compte rendu d’hospitalisation. « Je ne tenais plus debout. Je ne me souviens plus« , témoigne Brigitte qui va rester 16 jours dans le coma. La jeune femme sera finalement réveillée par les médecins le 22 août et sortira de l’hôpital le 2 septembre.

Un jour plus tôt, Dominique Alunno, adjointe au maire de Manosque, interrogée par La Provence, déclarait : « Qu’une personne avait été incommodée mais nous n’avons aucune preuve qu’elle ait souffert de légionellose« . Le proviseur de l’établissement, Cyrille Seguin, expliquait « qu’il n’y avait pas d’inquiétudes à avoir pour le personnel puisque l’on était en dehors des périodes d’ouverture au public« . Fermé depuis le 30 août, la préfecture avait annoncé, le 9 septembre, la réouverture du gymnase après « désinfection du réseau d’eau chaude du gymnase« .

« Nous avons été en contact, pendant mon hospitalisation, avec la société qui a réalisé les analyses. Elle nous a confirmé, par oral, que j’avais bien été contaminée au gymnase« , rétorque Brigitte. « J’envisage de porter plainte car j’ai l’impression, qu’on a voulu étouffer l’affaire. Je suis en colère car on a minimisé la chose. Je veux alerter l’opinion publique. J’ai tenu le coup mais si ça avait été un enfant ? », raconte Brigitte Obert qui est aujourd’hui en arrêt de travail.

« Nous avons fait le nécessaire pour ne pas exposer une autre personne. Nous n’avons rien caché. Ce n’est pas de mon ressort de commenter un état de santé« , rétorque, aujourd’hui, Cyrille Seguin. « Dans mes propos, je n’ai pas voulu minimiser l’état de santé (de Brigitte) et la blesser. J’étais au courant qu’elle avait été dans le coma. À l’époque, l’Agence régionale de santé (ARS) ne nous avait pas indiqué qu’il y avait un lien de cause à effet entre la maladie et son lieu de travail« , justifie Dominique Alunno. « La situation a été prise au sérieux dés le début. Les analyses se poursuivent. Le protocole d’analyses est respecté et appliqué dans la durée« , répond la préfecture.

Reste que les sanitaires du gymnase du lycée des Iscles sont fermés par mesure de précaution depuis le 13 octobre, « à la suite des analyses du réseau d’eau qui concluent à la présence de legionella pneumophila en concentration importante. Aucune contamination n’a été recensée à ce jour« , indiquait encore la semaine dernière le communiqué de la préfecture.

Article provenant de « laprovence.com »