Présence de légionelles dans un bâtiment neuf
Saone et Loire : des mesures dans les 4 commissariats contre le risque de élégionellose.
Ainsi que nous l’avons écrit dès mardi, après avoir eu lundi après-midi le Commissaire Jean-Louis Chapuis au téléphone, c’est donc bien dans le pommeau d’une douche peu utilisée, que se trouvaient les bactéries qui ont vu un fonctionnaire de Police contracté la légionellose au Commissariat de Police du Creusot.
Dans son communiqué, le syndicat UNITE-SGP-POLICE/FO pointé du doigt la vétusté des locaux. Si celle-ci concerne d’autres commissariat du département de Saône-et-Loire, notamment celui de Montceau-les-Mines, dont l’ancien Préfète Anne Merloz, avait annoncé qu’il serait remplacé par une construction neuve, par contre le Commissariat du Creusot, un des trois derniers construits en Bourgogne, ne peut pas être à ranger au rang des établissements vétustes. Une simple visite des locaux, y compris des vestiaires et des douches, suffit d’ailleurs à le démontrer.
Reste qu’un fonctionnaire s’est retrouvé à l’Hôpital pour avoir contracté la légionellose. C’est fin décembre que ce fonctionnaire a d’abord cru à des symptômes grippaux, avant de voir sa santé s’aggraver avec un diagnostic de pneumopathie. «Et puis l’Hôpital nous a informé qu’il s’agissait d’une légionellose. Immédiatement une information a été donnée à l’ensemble des personnels, et plus particulièrement ceux qui avaient pris des douches. Des mesures de précautions ont alors été prises dans l’attente de résultats, tandis que la DDASS et l’Agence Régionale de Santé étaient informées», explique le Capitaine Arnaud Plantard.
Un laboratoire privé et agréé a alors été désigné pour effectuer des analyses. «Des prélèvements ont été effectués dans l’intégralité des points sanitaires alimentés en eau chaude. Les résultats nous ont été communiqués le 20 janvier. Le laboratoire indiquait clairement que c’est le pommeau d’une douche qui était à l’origine de la légionellose», indique encore le Capitaine Plantard.
Et de préciser : «Les prélèvements et les analyses ont également montré qu’il n’y avait que le pommeau de douche qui était concerné et non pas les canalisations et les autres douches. Une nouvelle note d’information a alors été adressée aux fonctionnaires de Police».
L’Agence Régionale de Santé a alors formulé ses préconisations pour juguler le problème. «L’ARS a recommandé un détartrage simple au vinaigre avec un rinçage. Mais la direction départementale de la sécurité publique a décidé du changement de tous les pommeaux de douche du commissariat du Creusot», ainsi que nous l’avons annoncé dès mardi.
La DDSP de Saône-et-Loire a également souhaité prévenir les risques, après ce premier cas de légionellose. Elle a en effet décidé de faire effectuer des prélèvements, des analyses et des expertises dans les trois autres commissariats de Saône-et-Loire, à savoir ceux de Montceau-les-Mines, Chalon-sur-Saône et Mâcon. Une fois que les résultats seront connus, une réunion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail aura lieu à Mâcon, à la direction départementale de la sécurité publique.
Source : 26.01.2011 creusot-infos.com
Mots clés : action désinfectante, Bâtiment, décontamination, désinfectants, désinfection de l’eau, désinfection d’un réseau potable, désinfection légionelles, désinfections de réseaux d’eau, éradication des bactéries, Legionella Pneumophila, Légionelle, Légionelles, Légionellose, légionnelles, réseau d’eau, réseau eau potable, réseaux encrassés, traitement, traitement de l’eau